mardi 20 mai 2008

Pour une garde-robe responsable

Dernièrement, une amie m’expliquait comment une personne de son entourage a lancé un défi qu’elle a décidé de relever : ne consommer que du seconde main. Mon amie n’est vraiment pas une granola ou une grande originale, elle est chef de produit dans une multinationale et mariée à un avocat. Elle a juste décidé de faire sa part, avec un défi qui lui semble intéressant (et amusant!) pour participer à l’effort collectif.

Pour ma part, je pense que la barre du 100% seconde main est trop haute pour moi, mais cette approche m’a bien fait réfléchir. Voici donc mes petites « règles » à moi :

Pour m’habiller, deux principes de base :
1) Je regarde dans ma garde-robe si je n’ai pas déjà tout pour satisfaire mes besoins.
2) Je consomme du seconde-main : j’échange avec mes amies, ma famille ou j’achète dans des friperies.

Si je ne trouve pas mon bonheur, alors je me tourne vers des vêtements faits de fibres écologiques et produits de façon responsable, idéalement locale. L’industrie canadienne du textile étant pratiquement morte, c’est un grand défit!

Seconde main
Je suis une novice dans les friperies, mais il y en a une où je trouve toujours des affaires intéressants : celle des « Petits Frères des Pauvres » (coin Garnier et Gilford, sur le Plateau), plus en particulier leur « friperie chic » à l’étage.
Quand un vêtement ne me va plus (après la grossesse…) et s’il est un bon état, je le propose aux amies ou à la famille et s’ils ne l’adoptent pas, alors j’en fais don à un organisme d’entraide sociale. S’il est en mauvais état et non récupérable, j’essaie d’en faire un chiffon. Il est aussi possible de le donner à des entreprises qui font des articles recyclés, comme Les fées mères (http://www.lesfeesmeres.com/couture.htm) qui en font des sacs, des jouets et autres.
Plusieurs magasins proposent des vêtements recyclés, faits à base de vieux vêtements ou de morceaux de tissus non utilisés dans diverses industries. Une adresse : « Rien à cacher » sur la rue St Denis, coin Mont Royal.

Fibres écolo et production responsable
De grandes maisons québécoises répondent à cette demande croissante, comme Simons qui a lancé une collection faite de tissu de bambou et de coton bio, ou encore Tristan & America qui maintient une partie de sa production au Canada.
De nouvelles marques ont vu le jour au Québec, comme Lilidom (vêtements pour enfants de 0 à 6 ans) qui produit en coton biologique en Inde avec une certification de commerce équitable. Vous trouverez plusieurs marques chez Crazy Lili sur la Plaza St Hubert.
Même les supermarchés s’y mettent! Sobey’s (bannière Provigo, Loblaws, Maxi) offre la marque Joe avec ses vêtements pour enfants en coton biologique. J’ai vu ça la semaine dernière en faisant mon épicerie : c’est très joli ce qu’ils proposent!

Je relis mon texte et il donne l’impression que nous avons plein d’options, mais la triste réalité est que je trouve ça très difficile de magasiner responsable, alors je finis souvent par m’abstenir. Dernièrement, j’ai découvert le site http://www.ethiquette.ca/ qui m’aide à faire des choix plus éclairés, mais je me rends compte que « doucement pas vite » je pratique de plus en plus la simplicité volontaire. Magasiner responsable ne devrait pas être un parcours du combattant, sinon c’est pas drôle!

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