mercredi 23 juillet 2008

À chaque plastique son numéro

Il y a quelques mois une étude Canadienne jugeait le plastique « numéro 7 », communément utilisé pour la fabrication de biberons, dangereux. On en vient donc à essayer d’en savoir plus sur les plastiques et leur numéro!

Comment connaître le numéro?
Il est inscrit à la base du contenant, dans un triangle composé de flèches.

Quel numéro?
Le petit journal de la fondation David Suzuki, « finding solutions » (pas encore de version française!), édition été 2008, nous éclaire sur ce point. Dans un souci de réutilisation, les numéros 2, 4 et 5 seraient sécuritaires. Les 1, 3 et 7 ne sont pas réutilisables. Le journal conseille de « faire attention » avec le plastique numéro 6 car il s’agit du polystyrène qui coupé peut facilement se détacher, on pourrait donc l’avaler.

Les toxiques et leur numéro
Le numéro 1 est le PET, utilisé pour les bouteilles d’eau et autre boissons. Le PET est non seulement hautement toxique, mais en plus boire de l’eau embouteillée est TRÈS mauvais pour l’environnement!! Qu’attendez-vous pour ouvrir le robinet et boire, en toute simplicité?
Le numéro 3, le PVC, est celui de certains anneaux de dentition : donc à vérifier avec le fabricant de celui que votre bébé porte quotidiennement à sa bouche en le mordillant joyeusement… Et aussi celui de certains contenants qui nous servent à garder, transporter et réchauffer notre repas au micro-ondes… Et nos rideaux de douches… il est partout!
Le 7, le numéro dont on a déjà beaucoup parlé dans la presse…

Informations supplémentaires :
http://www.plasticfreebottles.com/pdf/Understanding-Plastic-Codes.pdf
http://www.vivresansplastique.com/plastique.htm

Des alternatives :
http://www.vivresansplastique.com/panier/prodenfants.htm

mardi 15 juillet 2008

Gras trans et allaitement : danger pour les bébés

Un court article de la journaliste Stéphanie Berubé, publié samedi dernier dans le journal Québécois « La Presse », intitulé « Une étude de laboratoire fait d'inquiétants liens entre l'allaitement, la consommation de gras trans et la santé des enfants » a attiré toute mon attention.
Voici l’article au complet: « Une équipe brésilienne s'est demandé si les problèmes liés aux gras trans pouvaient être transmis par les mères qui allaitent leurs enfants. Et leur premiers résultats tendent à montrer que oui. Puisque des petits rats ayant été allaités par des mamans que l'on a nourries avec une diète contenant des huiles végétales partiellement hydrogénées ont plus tard développé des problèmes au niveau du coeur et de leur production d'insuline. beaucoup plus que la normale. Dans le journal Nutrition, où ont été publiés les résultats de cette recherche, on conclut que les données recueillies viennent renforcer l'hypothèse que l'alimentation au tout début de la vie peut avoir des conséquences bien plus tard. »

Que sont les gras trans?
En fait, personnellement, je ne connais pas bien les gras trans et je ne connais pas du tout leurs méfaits, aussi je me suis renseignée.
Santé Canada explique : « Les gras présents dans les aliments se composent de quatre différents types d'acides gras : polyinsaturés, monoinsaturés, saturés et trans. Les gras trans se trouvent naturellement dans certains aliments d'origine animale, mais ils se forment également lorsque des huiles liquides sont transformées en graisses semi-solides, comme les shortenings et la margarine dure. Les données scientifiques ont montré que les gras saturés et les gras trans alimentaires peuvent accroître le risque de maladie du coeur. »
En juin 2007, Santé Canada a fortement incité l’industrie alimentaire canadienne à atteindre les objectifs recommandés par une étude, donnant un délai de deux ans. Si ces objectifs ne sont pas atteints, une réglementation sera alors adoptée.
Pour en savoir plus :
http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/gras-trans-fats/index-fra.php

Pourquoi des gras trans ?
Si les gras trans sont mauvais pour la santé, pourquoi l’industrie alimentaire les utilise ?? Voici ce que Santé Canada en dit : « Les produits alimentaires fabriqués avec des gras ou des huiles à forte teneur en acides gras saturés ou trans se conservent plus longtemps sur les rayons que les produits dont les huiles contiennent une plus forte proportion d'autres acides gras. Les acides gras saturés et trans sont aussi utilisés pour produire des textures et saveurs alléchantes. Ce sont les acides gras saturés et les acides gras trans qui donnent aux pâtisseries cette sensation de fondre dans la bouche. »

Où se trouvent les gras trans ? Toujours sur Santé Canada :
« Jusqu'à tout récemment, la plupart des gras trans d'un régime typiquement canadien provenaient de la margarine (la margarine dure surtout) des aliments frits du commerce et des produits de boulangerie contenant shortening, margarine, huiles ou gras partiellement hydrogénés. Biscuits, craquelins, beignes, gâteaux, pâtisseries, muffins, croissants, grignotines et aliments frits, frites et aliments panés notamment, font partie de cette catégorie. Cependant, l'offre alimentaire change rapidement et la teneur en gras trans d'un grand nombre de ces produits est maintenant réduite.
Les acides gras trans sont aussi présents à faibles doses (2 à 6 % du gras) dans des aliments comme les produits laitiers, le boeuf et l'agneau. Certaines huiles liquides raffinées peuvent contenir de petites quantités d'acides gras trans (0,5 à 2,5 % de l'huile). »

Voici donc quelques pistes pour éviter les gras trans. Rappelez-vous que vous aussi de consulter l’étiquette « Valeurs nutritives » qui existe sur chaque produit alimentaire : il y a une ligne « trans ».

samedi 5 juillet 2008

Ouverture d’une garderie bio-écolo à Bromont!

C’est avec joie que je vous annonce la naissance d’une garderie en milieu familial bio-écolo à Bromont! Catherine Galipeau, enseignante au primaire, ouvrira les portes de la Garderie du Vieux Village en août prochain. Elle propose des repas et collations équilibrés et en grande partie biologique et… les couches lavables sont les bienvenues!
Vous vous doutez bien, une perle comme ça a très rapidement comblé ses places disponibles, mais si j’habitais à Bromont, je garderais ses coordonnées précieusement, au cas où…

Maman écolo et Bébé bio ont contacté Catherine Galipeau pour lui poser quelques petites questions, histoire d’en savoir un peu plus!

Catherine, pourquoi une alimentation bio et comment vous approvisionnez-vous? Les parents doivent-ils payer un extra parce que c'est bio?
Nous avons déjà une alimentation qui est en grande partie biologique à la maison. Il est donc naturel de préparer des repas biologiques pour la garderie. Dans mon petite groupe, 5 sur 6 enfants mangent en partie bio chez eux. Les parents étaient très contents de pouvoir avoir ce service à la garderie! J'utilise les paniers biologiques avec Équiterre. J’ai mon fermier de famille (Les jardins de Papy) qui m’approvisionne en beaux fruits et légumes à chaque semaine. Pour les autres aliments, on retrouve de plus en plus facilement des aliments biologiques à l’épicerie ou dans les magasins d’aliments naturels. Je ne charge pas d’extra car c’est biologique.

Vous acceptez les couches lavables (bravo!!), qu’est ce qui vous motive?
Lors de la naissance de mon garçon, j’étais bien décidée à utiliser les couches lavables. J’étais découragée du nombre de couches que l’on pouvait jeter à la poubelle. J’ai donc tenté l’aventure et j’en suis maintenant gaga! Il y a tellement de choix que ce n’est pas plus compliqué qu’une couche jetable. Lorsque j’ai eu l’idée d’ouvrir la garderie, il était évident que j’accepterais les couches lavables! Mon fonctionnement est très simple. Les parents m’apportent le matin leurs couches. Lors de mes changements de couches, à la place de jeter le tout dans la poubelle, je place les couches dans un sac en pul avec une fermeture éclair (en vente dans les boutiques de couches lavables). Il n’y a pas d’odeur et c’est aussi hygiénique qu’une couche jetable! Les parents repartent avec leur sac à chaque soir.

En plus de l’alimentation bio et des couches lavables, avez-vous d’autres pratiques écolos?
Je compte bien montrer aux enfants l'importance de prendre soin de notre planète en faisant du recyclage et du compostage. Par exemple, j’ai un bac à compostage sur mon terrain et un petit jardin. Les enfants vont voir au fil du temps que les restes de table (compostables) vont se transformer en compost et nous allons pouvoir l’intégrer au jardin pour faire pousser nos légumes. Pour moi c’est important de sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge pour que le respect de l’environnement soit naturel pour eux.

De combien de places disposez-vous au total et combien demandez-vous par jour?
J’ai un beau groupe de six enfants car je suis en milieu familial et mon tarif est de 25$ par jour. Qui sait peut-être un jour, j’aurai une garderie ou une pré-maternelle en installation bio-écolo avec de nombreuses places! C’est mon rêve!
(Maman écolo et Bébé bio espèrent aussi!!!)

Seriez-vous ouverte à partager votre expérience et conseiller les garderies qui souhaiteraient elles aussi adopter des pratiques écologiques?
Certainement! J’aimerais bien pouvoir aider d’autres garderies qui ont le désir de prendre le virage écolo car je sais que la demande est très forte de la part des parents.

Contact :
Catherine Galipeau– Garderie du Vieux Village, 529 rue du Charpentier à Bromont
Tel : 450-534-5385 Courriel : c.veilleux@videotron.ca

Bravo Catherine et longue vie à la Garderie du Vieux Village!

jeudi 3 juillet 2008

Subventions de couches lavables au Québec

Plusieurs sites tiennent une liste des villes québécoises offrant une subvention à l'achat d'un lot de couches lavables.
En général, on parle de 100$ de subvention à l'achat d'un lot de 25 unités, qui coûteraient environ 300 à 400$.



Plusieurs sources:
https://www.collebebe.com/?p=subventions
http://www.merehelene.com/fr/couche-subventions.aspx
http://www.calinsetpopotin.com/contenu/contenu/municipalites-subventionnees.html

Signez ici la pétition en faveur de subventions pour l'achat de couches lavables:
Signer la petition

Composter avec style!


À Montréal, nous avons parfois la chance d’avoir une cour arrière qui est un jardin. Dans ces conditions, comment ne pas essayer de réduire le volume de nos ordures ménagères de 40% en les compostant? En plus, qui dit composter, dit formation de compost (bien sûr!!), donc fertilisation naturelle et gratuite de notre petit jardin!

Il existe plusieurs façons de composter, et celle que j’ai choisie se fait grâce à un composteur. J’ai reçu le mien cette semaine et j’en suis triplement fière car :
1) Je vais –enfin- composter (je n’avais pas de cours arrière avant).
2) Je l’ai acheté à « Le boulot vers… » (135$+taxes), un organisme à but non lucratif qui a pour mission de venir en aide à des jeunes en difficulté. (http://www.boulotvers.org/)
3) Il est superbe! Il est fait en cèdre rouge, voyez la photo prise ce matin. Comme quoi on peut avoir un composteur qui a beaucoup de style! J

Mais comment composter??? Je ne vais pas réinventer des explications qui existent déjà, aussi – une fois n’est pas coutume- je vous propose des passages d’un dépliant réalisé par la ville de Québec :

Source : http://www.ville.quebec.qc.ca/fr/ma_ville/environnement/matieres_residuelles/docs/compostage_depliant.pdf

Difficile, le compostage? Détrompez-vous!
Avec un minimum de connaissances, vous pouvez fabriquer votre propre compost et ainsi profiter des nombreux avantages qu’offre cette pratique.

Le compost, un fertilisant naturel
Le compostage est un procédé naturel qui permet de transformer les matières organiques, comme les feuilles et les restes de table, en un excellent fertilisant pour la terre de votre jardin et vos ménagements paysagers. Cette transformation s’effectue, entre autres, grâce aux micro-organismes et aux vers de terre qui décomposent les matières organiques en éléments dont se nourrissent les plantes.
Le compost constitue une heureuse alternative aux produits chimiques. Incorporé au potager ou dans les plates-bandes, il améliore les qualités du sol et permet d’obtenir des plantes vigoureuses et en santé. Étendu sur la pelouse, au printemps ou à l’automne,
il lui procure une nouvelle vitalité.

Que peut-on composter?
Les matières que l’on peut composter sont généralement des résidus destinés à la poubelle. On peut les diviser en deux principales classes, soit les matériaux verts (riches en azote) et les matériaux bruns (riches en carbone). D’autres matières peuvent également être utiles au compost.

Matériaux verts
Déchets verts de jardin : fleurs fanées, résidus de taille, plantes adventices (mauvaises herbes), etc.
Déchets de cuisine : résidus de fruits et de légumes, restes
de pain, de pâtes alimentaires et de légumineuses, etc.
Filtres et résidus de café, sachets de thé et de tisane, poils d’animaux et cheveux, rognures de gazon* (la meilleure façon de valoriser le gazon coupé est de le laisser sur place), algues*.

Matériaux bruns
Feuilles mortes (réservez un ou deux sacs à l'automne), brindilles et branches, copeaux et sciures de bois*, aiguilles de conifères*, papier journal* (encre noire seulement), paille, vieux vêtements en fibres naturelles.

Autres matériaux
Coquilles d’œuf, terreau d’empotage, terre de jardin, vieux compost

* Les matériaux suivis d’un astérisque doivent être utilisés modérément.

NE PAS utiliser :
• Viande, poisson, produits laitiers, os, gras et huile
• Plantes malades, en graines, à rhizomes ou traitées avec des pesticides
• Feuilles de rhubarbe, de chêne et de noyer
• Cendre
• Contenu du sac de l’aspirateur
• Charpie de la sécheuse
• Excréments


Deux techniques simples

La méthode en une opération
Cette méthode peut être utilisée à deux moments de l’année, soit :
• au printemps, lorsqu’on a accumulé à l’extérieur les résidus de cuisine de l’hiver dans des seaux de plastique;
• à la fin de l’été, lorsque vient le temps de fermer le jardin.
Les étapes
1. Mettre une couche de 8 à 10 cm de matériaux bruns;
2. Ajouter 4 ou 5 cm de matériaux verts (la proportion idéale est de deux parties de « brun » pour une partie de « vert »);
3. Étendre 1 cm de terre ou de vieux compost;
4. Arroser si les matériaux sont secs;
5. Continuer la superposition des trois ingrédients (brun; vert; terre) jusqu’à ce que le composteur soit plein ou jusqu'à épuisement des matériaux;
6. Terminer par des matériaux bruns et arroser au besoin.

La méthode de l’accumulation graduelle
Cette méthode, simple et commode, se pratique du printemps à l'automne. L’alternance des matériaux est moins systématique que dans la méthode en une opération puisque ceux-ci sont ajoutés
au composteur au gré de leur disponibilité. Les proportions des matériaux demeurent cependant les mêmes, soit deux parties de « brun » pour une partie de « vert ».
Les étapes
1. Mettre de 10 à 20 cm de matériaux bruns au fond du composteur;
2. Ajouter les matériaux verts au fur et à mesure de leur production;
3. Ajouter de temps à autre une pelletée de terre ou de vieux compost;
4. Ajouter au besoin des matériaux bruns de façon à rééquilibrer la proportion «brun/vert».

Pour des informations plus en détails :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Compostage
http://www.compostage.info/Com_C_M.htm

La ville de Québec propose des cours et rembourse une partie du coût du composteur :
http://www.ville.quebec.qc.ca/fr/ma_ville/environnement/matieres_residuelles/compostage.shtml

mardi 1 juillet 2008

Discours de Severn Cullis-Suzuki, 12 ans, en 1992 au Sommet de Rio de Janeiro


Voici le discours de Severn Cullis-Suzuki, fille du Docteur David Suzuki, lors du sommet de l'ONU sur l'environnement à Rio de Janeiro en 1992. Elle avait alors 12 ou 13 ans.
Quand on dit que la vérité sort de la bouche des enfants, ce dicton prend toute sa signification quand on voit la video...


6 minutes pour un message clair, direct, touchant et tristement d'actualité.

Severn Cullis-Suzuki, aujourd'hui
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